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Salle Préhistoire et paléoclimatologie
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Paléoclimatologie de la terre il y a 18000 ans
Crédits : © CCGM / CGMW & ANDRA, 1999 / IGN / NASA / Muséum d'histoire naturelle de MARSEILLE, 2010. |
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Crédits : © CCGM / CGMW & ANDRA, 1999 / IGN / NASA / Muséum d'histoire naturelle de MARSEILLE, 2009. |
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le dernier maximum glaciaire « La mer était 100 m plus bas... » D'après le tracé des lignes de rivage sur les cartes préhistoriques, publiées en 1999 par le CNF-Inqua et l'Andra. Vu de l'espace, l'apparence de la Terre a sans cesse évolué : depuis deux millions d'années, une centaine d'allers-retours de la mer, entre 0 et -120 m, ont fait bouger le trait de côte, en fonction des périodes glaciaires. « Quand une calotte glaciaire se forme, un important volume d'eau est mobilisé dans la glace. Le niveau marin baisse. Il se forme un réseau de vallées dirigées vers le niveau de base, le nouveau rivage». Pour dresser une « paléocarte », les scientifiques mènent l'enquête à partir des sédiments sous-marins : leur composition et leurs épaisseurs sont les archives des anciens fonds marins. À l'apogée de la dernière période glaciaire, la glace recouvrait presque tout le Canada et une bonne partie de l'Europe et de l'Asie. L'eau de la terre étant quasiment toute gelée, le niveau de la mer partout dans le monde était de 100 mètres plus bas. Les fonds marins de la côte est de l'Amérique du Nord étaient alors peu profonds, ce qui créa un pont continental entre l'Alaska et la Sibérie, au coeur d'une région appelée Béringie. Lors des périodes froides, les paysages sont profondément modifiés : l'extension du glacier continental ou inlandsis au nord et des glaciers de montagne, ainsi que le retrait de la ligne de rivage vers le sud modifient le contour des territoires disponibles. La Manche est alors une vaste vallée et l'Angleterre est rattachée au continent. Pendant les phases les plus froides, les échanges avec l'Est sont limités tant l'Europe de l'Ouest est isolée. Les zones de végétation sont comprimées du nord vers le sud, et les paysages de toundra-steppes dominent. Toutefois, la mise en place du climat méditerranéen et les reliefs du littoral provençal forment des cloisonnements permettant à nombre d'espèces végétales tempérées de ne pas disparaître totalement (zones refuges). De nombreux herbivores tributaires du couvert végétal, fuyant l'avancée des glaces, se déplacent vers le sud, suivis par l'Homme. Les grands troupeaux de rennes, de bisons, de chevaux, de mammouths et de rhinocéros laineux, se mêlent ainsi aux faunes locales constituées de cerf, de mégacéros et d'auroch. Les espèces montagnardes descendent dans les vallées et trouvent de nouveaux habitats dans les falaises et sur les plateaux. Des éléments asiatiques comme le thar ou l'antilope saïga viennent de l'Est. La compétition est difficile. De nombreux prédateurs, loup, hyène, ours et lion des cavernes, sont redoutables pour la sécurité de l'Homme, mais sont aussi de sérieux concurrents dans la recherche de nourriture ou d'abri. La Béringie était un vaste espace libre de glace s'étendant de l'Est de la Sibérie jusqu'au Yukon. Le pont continental de Béring la traversait en son milieu. On ne sait pas encore quand des populations humaines ont atteint pour la première fois la Béringie et s'y sont installées de façon permanente. On sait toutefois que la Béringie était la porte d'entrée de l'Amérique du Nord par laquelle les ancêtres des Premiers Peuples modernes ont passé avant que le monde ne prenne son aspect actuel. Au 21ème siècle sur le court terme, la température à la surface de la Terre évolue trop vite, ce qui n'est pas un phénomène habituel de l'histoire de la planète. Le rythme des évolutions les plus rapides est en effet de quelques degrés en 5 à 10 000 ans, alors que les modèles prévoient une évolution de quelques degrés en un siècle. Cette évolution est donc 50 à 100 fois plus rapide que la normale. L'action de l'homme, donc une action à court terme, pèse sur le système cyclique de la nature. Ainsi la Terre vit depuis environ 10 000 ans la plus longue période interglaciaire jamais enregistrée : au vu des précédentes, la température aurait déjà dû commencer à baisser, il semblerait que l'action de l'homme retarde l'expression des cycles climatiques. L'homme intervient sur le climat en effectuant un important dérèglement climatique, à court terme. Etant donné l'importance des cycles naturels qui régissent le climat à long terme, on peut penser que la nature restera maître du climat sur ce long terme. Néanmoins, nous ne somme sûr que d'une seule chose : la Terre va connaître un réchauffement conséquent dans les années à venir, alors que comme nous l'avons dit précédemment, le passage vers une période glaciaire aurait déjà dû être ammorcé. Sur le long terme, seul l'avenir nous dira exactement ce qui aura lieu. |
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